Lipolyse par injection
- Cette technique trés prometeuse est utilisée partout dans le monde depuis les années 1990.
- Elle est peu pratiquée en France car les produits n’y sont pas commercialisés (pas d’AMM).
- Néanmoins cet article a pour but de vous informer sur la seule technique scientifiquement démontrée.
La jurisprudence demontre en effet qu’un médecin peut utiliser un médicament or AMM sous sa seule résponsabilité.
Voir informations légales.
A: La lipolyse par injection est un traitement médical permettant de traiter les amas graisseux disgracieux de façon ciblée et durable. Méthode non invasive , alternative à la liposuccion, sans anesthésie, sans cicatrice, sans éviction sociale, (sauf quelques jours en cas de lipolyse du visage). Le traitement de Lipolyse par injections consiste à injecter directement dans les graisses sous-cutanées des substances lipolytiques agissant sur les adipocytes de la zone traitée. Le produit dissous, par une action biochimique, contenant et contenu de façon définitive. On parle d’uneAdipocytolyse. (L’adipocyte est détruit). Cette fonte des graisses s’accompagne d’une rétraction cutanée…. En fin de l’article vous trouverez quelques explication sur la technique de lipolyse mécanique: Les injections hypo osmolaires.
Le cocktail utilisé a fait l’objet de nombreuses études et publications scientifiques pour son efficacité dans la dissolution des adipocytes. Il s’agit de la phosphatidylcholine (PC) et du déoxycholate (DC). La phosphatidylcholine est une molécule présente dans toutes nos cellules. Notre organisme la synthétise en permanence car c’est un constituant essentiel des membranes cellulaires. La phosphatidylcholine est extrait d’une lécithine de soja non OGM et de grade pharmaceutique. Mais c’est la combinaison d’un mélange avec le déoxycholate (un sel biliaire) qui rend le traitement efficace. Ce principe actif injecté en sous-cutané a une action détergente. Il est Bio compatible. (le déoxycholate est fabriqué par le Foie pour digérer les graisses de l’alimentation ). Il n’y a donc jamais d’allergie.
Protocole du réseau médical Network-Lipolyse : WWW.network-lipolysis.com
1 : Introduction
Historique
- 1959 : la molécule de Phosphatidylcholine est isolée et utilisée pour la première fois, à Odessa (Ukraine), pour traiter les embolies graisseuses, les dysfonctionnements hépatiques et les artérioscléroses.
- 1988 : un médecin italien, le Docteur Sergio Maggiori, fait une communication sur le traitement du xanthélasma (dépôts graisseux autour des yeux) par la phosphatidylcholine.
- 1995 : une dermatologue brésilienne, le Docteur Patricia Rittes, expérimente, sur elle-même, des injections de phosphatidylcholine pour traiter les poches de graisse de ses paupières inférieures. Un coup d’essai réussi qui lui a permis, ensuite, d’appliquer cette technique à quelque 8000 patients.
- Depuis 2000 : les Etats-Unis et l’Europe, plus particulièrement l’Autriche et l’Allemagne, rapidement suivis par de nombreux autres pays, dont la France, ont adopté, à leur tour, ces injections à visée esthétique.
- 2003 : naissance de Network- Lipolyse, un réseau mondial de médecins, spécialement formé a ce traitement.
But : échanger leurs expériences, comparer leurs résultats, proposer des suggestions et mettre en commun toutes leurs informations. Grâce à cette synergie, un protocole unique et rigoureux, garant de l’efficacité de la méthode, a pu être établi. Côté patients, c’est l’assurance, lorsque l’on consulte un médecin du réseau, de bénéficier des progrès les plus récents apportés au procédé. Le Dr. Franz Hasengschwandtner, est Directeur de Recherche du Network- Lipolyse, qui fédère aujourd’hui plus de mille praticiens , médecins ou chirurgiens.
Législation concernant cette méthode.
La Phosphatidylcholine est administrée en injections intra-veineuses, depuis plus de trente ans, pour des traitements médicaux, sans effet nocif aigu ni chronique, même en cas de surdosage. Le traitement esthétique de Lipolyse par Injection de Phosphatidylcholine/ Deoxycholate est pratiqué, dans plusieurs pays, depuis une dizaine d’années, sans qu’aucun cas d’effet secondaire nocif ne soit rapporté.
Ainsi, de même que cela fût le cas pour la toxine Botullique A, utilisée pendant des années en esthétique avant d’être officialisée, l’injection de PC/DC est pour le moment une utilisation « off-label « , c’est à dire n’ayant pas encore d’AMM pour son application esthétique.
Cela ne veut pas dire que le traitement soit interdit mais implique le respect de règles strictes permettant de protéger au mieux le patient et le praticien, sous la responsabilité de celui-ci. L’organisme de la santé publique (AFSSAPF), doit donner un accord pour utiliser un produit qui n’est pas distribué en France.
Le réseau Network-Lipolyse assure la formation de ses membres avec la coopération avec plusieurs universités de renom. Les divers aspects du traitement de Lipolyse a permis l’établissement d’un protocole idéal.
Aux Etats-Unis, les études de ce protocole sont en cours de validation auprès de la FDA, ce qui permettra par la suite , espérons le, une reconnaissance en France.
2 : Technique
Avec le mélange PPC / DC, la destruction des cellules graisseuses se produit naturellement, en douceur, sans augmentation des triglycérides sanguins. C’est la synergie des composants du soluté injecté qui déclenche d’abord la dissolution des membranes adipocytaires. Ce mécanisme entraîne alors une cascade de réactions enzymatiques complexes, provoquant une apoptose des adipocytes (terme médical pour désigner une mort cellulaire programmée).
Ce phénomène biochimique, qui débute immédiatement après l’injection, se continue pendant 8 à 10 semaines. Les cellules graisseuses détruites n’ont pas la faculté de se reconstituer. Pour une zone donnée, il faut compter de 3 à 5 séances espacées de 2 mois. Cet écart entre 2 séances permet aux tissus d’évacuer les triglycérides qui ont été transformés en glycérols et de les brûler progressivement.
Différences entre Lipolyse et liposuccion :
Il est à noter que pour des raisons obscurs seuls les chirurgiens peuvent pratiquer des liposuccions (alors qu’il n’y a pas d’incision). Dans les deux cas, il s’agit de supprimer la graisse localisée dans certaines parties du corps. Seule la méthode diffère. La liposuccion, nécessite une anesthésie générale et supprime la graisse par aspiration à l’aide d’une canule. Il faut compter environ 4 à 6 mois pour un rétablissement complet suite à une liposuccion, le port d’une gaine est obligatoire pendant un mois. La lipolyse procède par injections d’un soluté pour dissoudre la graisse. Les suites immédiates de séance sont plus courtes. Néanmoins pour des quantités de graisses importantes, la chirurgie reste indiquée. A noter qu’avec la liposuccion il peut avoir des irrégularités qui pourront être traitées justement par la lipolyse. Mais surtout, la lipolyse à une action sur la partie superficielle de la peau (cellulite) et une très bonne rétraction cutanée, ce que ne fait pas la chirurgie.
3 : Indications
La lipolyse s’adresse aux hommes et aux femmes présentant des amas graisseux localisés, qui désirent affiner leur silhouette, qu’il y ait surcharge pondérale ou non.
Le traitement ne fait pas directement perdre de poids (sauf exception) mais dissout les volumes adipeux en surplus là ou on a injecté le produit, tout en améliorant le métabolisme des lipides.
Les personnes présentant une obésité seront d’abord traitées sur le plan nutritionnel avant tout traitement de Lipolyse (sauf pour le traitement du visage).Pour le traitement de la cellulite, voir le chapitre mésothérapie.
On peut traiter toutes les zones du corps mais les principales traitées sont :
Face : Bas joues et joues, double menton , bourrelets naso-géniens épais
Corps : Plis axillaires , face dorsale des bras , bosse de bison, lipomes
Plis du dos , poignées d’amour
HanchesVentre : estomac et bas-ventre
Jambes : Cellulite
Pli sous fessier
Cuisses : culotte de cheval et face interne
Au-dessus du genoux et face interne
Les contre-indications
- enfants, femmes enceintes ou qui allaitent
- diabète avec micro angiopathie
- troubles de la coagulation du sang
- lésions cutanées infectées
- certaines maladies auto-immunes
- insuffisances rénales ou hépatiques très sévères.
4 : Déroulement d’une séance
Le premier rendez-vous : après un examen clinique et un entretien avec la patiente, le médecin pose l’indication. Si les injections sont adaptées au patient, il évalue les parties du corps pouvant être traitées en sachant qu’une zone pour une séance correspond environ à la surface de 2 mains ouvertes. Il établi un devis et un consentement éclairé avec un délai de réflexion de 7 jours. Il ne faut pas prendre de produits à base d’aspirine les jours qui précédent.
Le jour J : environ deux heures avant la séance d’injections, on peut appliquer une crème anesthésiante sur la zone concernée pour les patientes sensibles aux piqûres La zone est repérée avec un marqueur, mesurée (circonférence et épaisseur du pli cutané) photographiée sous différents angles pour voir l’évolution des résultats après chaque.
En pratique :
Après avoir désinfecté la peau, les injections se font à l’aide d’un dispositif muni d’aiguilles très fines et courtes (12mm) permettant plusieurs injections simultanées. L’espacement entre les points, la profondeur de l’injection, le dosage et la quantité de produit (par piqûre et totale) sont des constantes du protocole scientifiquement établi. La séance par elle-même dure 15 mn. Une séance d’USBF est préconisée immédiatement après pour renforcer l’efficacité et diminuer les effets secondaires. Les patients peuvent reprendre leur activité immédiatement après. Il est conseillé de boire plus d’eau que d’habitude le jour même.(voire utiliser de l’Arnica pour les hématomes et du Doliprane pour les douleurs.
5 :Résultats
Ils ne sont pas immédiats. Il faut comprendre que c’est un traitement et non pas une technique magique. Si on a évalué que 3 séances sont nécessaires, mieux vaut ne rien faire que de ne pas faire le traitement complètement. Il est absurde de dire que cela ne vous fait rien si vous n’allez pas au bout car il n’y a que 3% de non répondant. Trop de patientes se lassent d’attendre les six mois pour voir les résultats, et voudraient obtenir des résultats immédiats. Cela est impossible.
Pourquoi ? Tout d’abord l’émulsion des graisses induit un appel d’eau localement. L’organisme doit évacuer cet excès ainsi que drainer les graisses transformées et les déchets cellulaires (par les macrophages). Or la réaction s’étale sur 8 semaines. De plus, la réponse de l’organisme est variable d’un individu à l’autre. Cela fait que dans les statistiques du réseau, seulement 15% des patients on une perte centimétrique après une séance, mais passent à 70% après 2 séances.
Attention ! Il ne s’agit pas d’une énième méthode miracle permettant de perdre du poids mais d’un traitement médical spécifique, destiné à dissoudre des amas graisseux rebelles, dont, souvent, on ne peut venir à bout par une modification des habitudes alimentaires ou par l’exercice physique. D’ailleurs, certaines patientes perdent de nombreux centimètres et une à deux tailles de vêtement, sans que l’aiguille de la balance ne bouge de façon aussi spectaculaire. Lorsque les zones à traiter sont importantes, la lipolyse ne saurait se substituer à la chirurgie.
Les effets secondaires
Ils sont essentiellement locaux et s’atténuent en quelques jours. L’oedème de la zone injectée immédiatement après l’injection devient très important le lendemain, surtout dans certaines zones. Il est dû à l’appel d’eau localement pour diluer les graisses émulsifiées. Il est déjà moindre au troisième jour et disparaît au quatrième jour. Une légère douleur (sensation de courbature ou de contusion), rougeurs et chaleur de la peau accompagnent l’oedème. Ces symptômes sont les signes d’une réaction inflammatoire normales liée à l’action du produit. Seuls persistent quelques hématomes après quelques jours. Une sensibilité de la zone injectée peut persister à la pression pendant un mois ou plus et on peut parfois sentir des petites boules (comme des grumeaux) qui disparaîtront toujours. Ensuite, la peau redevient rose et tendue dans les jours suivants. Certains conseils post- injections peuvent minorer ces désagréments. Les plus efficaces, objectivée par des examens échographiques, sont des séances d’Ultra Sons Basse Fréquence et le drainage lymphatique (voir ces techniques). Au niveau état général, on peut avoir une sensation de léger malaise si on ne boit pas assez d’eau le premier jour. Il est préférable de prévoir une journée au calme le jour de la séance.
Evaluation des résultats
L’age n’a rien à voir avec le résultat, l’action n’est due qu’a une réaction biochimique. Excellents au niveau du double menton et des bas joues en 1 à 3 séances. Remarquables particulièrement dans les graisses « molles » , au niveau du ventre, de la taille, des hanches, des plis du dos en 3 séances selon les patients. Remarquables sur l’aspect de la peau, qui se retend, sur la cellulite et la peau d’orange, (cuisses et culotte de cheval). Remarquables mais plus longs à apparaître sur le volume de certaines culottes de cheval fibrosèes où 4 à 5 séances sont parfois nécessaires,(le produit diffuse moins bien dans ces graisses). Les culottes de cheval à graisses molles répondent très bien. En favorisant larétraction du derme, la PPC améliore la qualité de la peau. Si l’on excepte les mauvaises indications et les traitements abandonnés avant leur terme (nombre de séances préconisées par le médecin), les échecs sont rares et sembleraient dus dans 3% des cas environ à une transformation de la phosphatidylcholine en acide palmitique qui est inefficace pour émulsifier les graisses.
Pour aider l’élimination des graisses ainsi transformées
- Restriction des hydrates de carbones (glucides) pendant 15 jours+++
- Reprendre le sport le plus rapidement possible
- Pratiquer Drainage Lymphatique et USBF
- Par la suite, suivre une alimentation adéquate reposant sur quelques règles simples
- Manger varié, trois fois par jour
- Ne pas sauter de repas.
- Éviter le grignotage
- Boire au moins 1,5 litres d’eau par jour
- Favoriser les protéines (elles coupent la faim naturellement et entretiennent la masse musculaire)
- Diminuer la consommation de matières grasses en veillant à la qualité pour favoriser l’apport d’acides gras insaturés (oméga 3)
- Cuire peu ou à des températures< à 180°, éviter les fritures
- Prendre des aliments riches en fibres, pour leur index glycémiques bas (riz complet, légumes secs, tubercules, légumes et fruit, pain complet)
- Augmenter l’apport en calcium
- Diminuer l’apport en sel, pour éviter la rétention d’eau.
B: Les injections hypoosmolaires
En France, on utilise souvent, pour des raisons de législation, un soluté hypo osmolaire.
Inventées aux USA il y a quinze ans par le Dr Hoefflin, ces injections sont très répandues en France depuis des années. La technique repose sur le principe suivant : on injecte dans le tissu graisseux une solution composée d’eau distillée avec une concentration en sel inférieure à celle du corps. (Pour mémoire, l’eau du corps contient 0,9% de sel (Nacl)). La quantité injectée ne doit pas être trop importante, afin de ne pas avoir d’inconveniant. Pour des raisons biochimiques , l’eau va pénétrer à l’intérieur des cellules graisseuses et provoquer une hyper pression mécanique, puis la rupture de leur membranes. Mais sachant qu’un adypocyte peut augmenter jusqu’à 100 fois son volume, de nombreuses séances sont nécessaire, et oblige de les combiner avec des séances d’Ultra Son Basse Fréquence pour être efficaces.
Il faudra effectuer une dizaine de séances à intervalle de 10-15 jours afin d’avoir un résultat satisfaisant.
On ajoute parfois au soluté injecté des produits drainants identiques à ceux utilisés en mésothérapie, la forte dilatation des cellules leur permettant une meilleure pénétration à l’intérieur des cellules.
Ces injections peuvent présenter un risque de nécrose (rare) si la concentration du soluté est mauvaise ou surtout si le volume de liquide injecté est trop important. On peut avantageusement combiner avec le Médilipo