Surpoids et profils

Au chapitre obésité et profil, vous trouverez des informations importantes pour les cas où il convient de perdre du poids globalement. Le problème de l’amaigrissement n’est pas aussi simple qu’il y paraît. Le métabolisme d’un individu est fonction de différents facteurs, hormonaux, stress, hygiène alimentaire, hérédité…….

Dans la plupart des cas, la demande concerne des amas graisseux localisés.
On a à notre disposition de nombreuses techniques que l’on utilise souvent en combinaison.

Surpoids et Profil

En dehors des cas pathologiques, (diabète…), est souvent le résultat d’une alimentation inappropriée. De ce fait, notre organisme métabolise mal ce qu’il ingère. Il est important de rechercher et traiter toutes les causes possibles : qu’elles soient hormonales, métaboliques ou psychologiques. Si l’origine est psychologique, un traitement à base de séances d’hypnose peut être indiquée pour débloquer le processus qui empêche de perdre du poids. Souvent la surcharge pondérale n’est pas due à un problème de quantité, mais de qualité nutritionnelle non adaptée à notre profil physiologique.

1 : La surcharge pondérale

Les recherches ont démontré que le fonctionnement lipidique et glucidique est sous l’influence de divers paramètres variant en fonction des différents groupes sanguin : A, B, O, AB. Nous avons donc un profil génétique et cela permet d’affirmer que :  » ce qui convient à l’un ne convient pas forcément à un autre « . Un aliment peut faire prendre du poids à tel groupe sanguin et avoir un effet inverse sur un autre groupe sanguin.

Par exemple:

Des études ont montrées que les personnes du groupe A métabolisent mal leurs lipides, ce qui les exposeraient à une surcharge graisseuse, notamment le cholestérol LDL, d’où une tendance à l’hypercholestérolémie avec ou sans surcharge pondérale.

L’augmentation des lipides entraîne :
- une résistance à l’action de l’insuline
- une perturbation du fonctionnement des glucides et une possibilité de fonte musculaire
- une perturbation de la transformation des tissus graisseux en énergie à cause de la résistance à la léptine (enzyme).

La sécrétion croissante de cortisol et d’ACTH entraîne à leur tour :
- une augmentation de la glycémie,
- plus d’appétit,
- plus de stress,
Par contre une diminution de l’Hormone Somatotrope GH, perturbe la combustion des graisses.

2 : La diète protéinée

Le principe de la diète protéinée est d’associer les deux types de protéines (naturelles et en sachets) dans l’alimentation et d’exclure tous les produits sucrés. Les protéines animales représentées par la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers comme le lait et les yaourts à 0 % sont associées aux protéines végétales surtout soja et algues, pour permettre la protection parfaite de la masse musculaire.

La cétose :

Se produit lorsque les sucres sont éliminés de l’alimentation.
En effet, le corps n’ayant plus de sucre pour se nourrir, l’organisme transforme les graisses de réserves en sucre, combustible du corps. Les produits de cette dégradation sont les corps cétoniques.
Les 2 avantages majeurs sont :   La faim disparaît complètement en 2 ou 3 jours L’amaigrissement est rapide (6 à 8 kg par mois), Il est indispensable d’avoir un suivi médical pour assurer le bon déroulement d’une diète protéinée et d’associer des compléments alimentaires, pour éviter toute carence.

En pratique :

La diète peut se pratiquer exclusivement avec des sachets hyperprotéinés de saveurs très variées, ou bien avec des protéines naturelles (viandes blanches, poissons et œufs). On associe toujours des légumes verts, un peu d’huile végétale et des produits laitiers maigres. La durée d’une diète varie entre de 4 à 6 semaines à plusieurs mois. Mais l’expérience montre qu’il semble nécessaire de maintenir la diète protéique tant qu’elle est supportable. Les interruptions de diète protéique sont en effet mal vécues surtout quand le régime marche bien et est bien supporté ; la remise en place d’une deuxième diète rencontre alors dans ce cas plus de difficultés.

Le retour à une alimentation « normale » :

la progression doit être douce. Il est toujours utile de rappeler que ce n’est pas la rapidité de l’amaigrissement qui est source de reprise mais en fait la qualité du mode de ré-alimentation (remontée trop rapide et/ou déséquilibrée) et donc d’insister sur l’importance de la mise en place des paliers alimentaires de remontée et une bonne sélection parmi les premiers aliments réintroduits. (il faut réapprendre à manger sain selon ses besoins).

Indications

La diète protéinée s’adresse à tous ceux qui ont besoin de perdre beaucoup de poids, surtout si l’amaigrissement doit être rapide pour raisons médicales. Ce n’est pas la bonne méthode pour ceux qui désirent perdre 2 à 3 kg. Les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, les personnes sous diurétiques, avec insuffisances hépatiques, rénales ou cardiaques ou troubles du rythme doivent êtres exclus de la pratique d’une diète

Certaines indications médicales sont intéressantes à évoquer :

a : Le diabète
Chez certains diabétiques obèses, seul le régime pauvre en sucres sera suffisant et permettra ainsi de mettre le pancréas au repos. Les baisses de glycémie seront très nettes en diète protéique mais sans à coups, augmentant la motivation chez ces patients parfois pas encore sous traitement qui est alors à adapter, quasiment au jour le jour, en fonction des glycémies surtout en début de diète.

b : L’hypertension artérielle
Perdre du poids est un traitement souvent très efficace pour faire baisser la tension artérielle. En cas d’apport médicamenteux, il est souhaitable de surveiller la TA les premiers jours et souvent de baisser progressivement les médications.

Régime hypocalorique de tendance hyperprotéinée
Les régimes hyperprotéinés ont été reconnus comme utiles (et donc encourageants) pour lutter contre le syndrome métabolique. Ils aident à réduire la graisse viscérale en 1er et donc à faire diminuer le rapport taille/hanches. De cette façon, le régime est plus satiétant et donc mieux toléré, ce qui encourage la persévérance.

3 : Surpoids et obésité

C’est un problème de santé publique. La corpulence s’évalue par le calcul de l’IMC (Indice de Masse Corporelle)  IMC = Poids (en kg) / Taille X Taille (en m2)

Si : IMC entre 19 et 25 : la corpulence est normale
Si : IMC> 25, il y a surpoids ;
Si IMC> 30 le surpoids correspond à une obésité

Les taux de surpoids et d’obésité ne cessent d’augmenter dans la population française. En 1997 : 28 % de la population en est en surpoids et 8 % en obésité. En 2005 : 30 % en surpoids et 13 % en obésité. Les enfants n’échappent pas à cette règle : 16 % sont en surpoids et 4 % sont obèses. Dans plus de la moitié des cas, l’obésité infantile survient après la puberté.

Les causes de l’augmentation de l’IMC dans la population française sont :

- L’augmentation de la ration calorique quotidienne
- L’augmentation de la consommation des lipides et des sucres rapides
- Le bouleversement des rites alimentaires (moins de repas à heures fixes en famille, plus de déjeuners et de dîners sur le pouce et davantage de fast food et de junk food)
- Et la sédentarisation (voiture, ascenseur, télévision, jeux vidéo).

L’Obésité est maintenant reconnue comme une maladie par l’OMS parce que le surpoids augmente le risque de syndrome métabolique (ou syndrome X), c’est-à-dire, la survenue de maladies métaboliques comme le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, l’élévation des triglycérides et qu’il engendre un risque cardio-vasculaire. Le syndrome X, de façon pratique, correspond à un tour de taille de 102 chez l’homme et de 88 chez la femme ou encore par un rapport taille/hanches > 92 cm chez l’homme et > 80 cm chez la femme. Il représente 180 000 décès par an en France.

Outre les complications métaboliques et cardio-vasculaires, le surpoids abîme les articulations au niveau des cartilages, entraînant douleurs et invalidités (en particuliers, genoux et dos). Enfin, un trouble du sommeil, appelé apnée du sommeil, peut survenir. Il s’agit de ronflements nocturnes avec arrêts respiratoires courts, perturbant gravement la qualité du sommeil et donc entraînant une fatigue diurne importante. Une large action de prévention est menée à un niveau national par une sensibilisation auprès de la population et dans les écoles. (www.mangerbouger.fr )

Les régimes.

Dans tous les cas un régime entraîne une réduction calorique quotidienne donc une diminution des apports micronutritionnels et un stress oxydatif accru. En dessous de 1600 kcal/ jour, les apports vitaminiques fournis par la nourriture ne couvrent plus les Apports Journaliers Recommandés (AJR). Les vitamines B sont très impliquées dans la combustion des sucres et des lipides dans les cellules. Le stress oxydatif est d’autant plus présent lorsque le régime est strict. Les cellules consomment leurs graisses de réserve et créent des molécules toxiques par oxydation. Si la perte de poids est rapide ces molécules s’accumulent brutalement et risquent de saturer les systèmes de défense anti-oxydatifs endogènes. La couverture vitamino-minérale n’est alors plus assurée : d’où la nécessité de la prise concomitante et longue d’un complexe vitaminique. Des études récentes montrent l’intérêt de la supplémentation en antioxydants pour la prévention de certains cancers.

Connaître sa tendance hormonale.

Il existe 3 hormones clés : L’insuline : hormone du métabolisme des sucres, elle fait rentrer le sucre dans les cellules. Si l’insuline augmente dans le sang, le poids augmente et il y a risque de diabète. La leptine : c’est l’hormone du signal du rassasiement. Les hormones du stress : adrénaline et cortisol, qui bloquent ou stimulent l’appétit et provoquent du grignotage.

Le profil « insuline  »

Vous mangez en grande quantité, avec toujours un dessert ou des grignotages sucrés parce que vous avez des fringales en fin de matinée et vers 17 heures. Vous constatez une augmentation de votre poids, tout spécifiquement en haut du corps, il est possible que vous soyez hypertendu. Le mécanisme de votre prise de poids est engendré par la surconsommation des aliments sucrés qui augmentent l’insuline, donc le stockage des graisses et empêchent les graisses stockées d’être brûlées. Il vous faut donc éviter les glucides à index glycémiques forts (miel, sucre, biscottes, biscuits, corn flakes et céréales sucrées, pain blanc, purée, soda, carottes cuites, …).

Au contraire , vous devez consommer des glucides à index glycémiques bas (pâtes complètes, riz complet, pomme de terre en robe des champs, boulgour, légumineuses, fruits, légumes, chocolat noir, etc.), augmenter l’absorption de fibres, contenues dans les céréales et les légumes et faire du sport d’endurance (qui permet d’abaisser l’insuline). L’insulino-résistance est particulièrement nette le soir. Les glucides sont bien utilisés le matin, c’est pourquoi le petit-déjeuner peut en être fourni. Par contre après 17 heures les glucides sont mal utilisés et sont donc stockés.

Ce profil « insuline » peut-être observé chez les femmes en situation prémenstruelle.  Avant les règles, apparaissent des grignotages incoercibles et une prise de poids de 1 à 3 kg avec une rétention d’eau par déséquilibre oestro-progestatif. Ce profil laisse prétendre un risque de prise de poids à la ménopause, avec une facilité du stockage et de la cellulite. – Il est vivement conseillé d’éviter les sucres et de commencer des sports d’endurance avant l’installation de la ménopause. Par ailleurs, il est intéressant à constater que le taux de glucose a du mal à rester constant chez les personnes obèses, car ces personnes manquent d’hormones hyperglycémiantes (cortisol, hormones thyroïdiennes, hormone de croissance et testostérone). Les hypoglycémies fréquentes leur occasionnent des besoins fréquents de consommer du sucre. – Pour arrêter ce genre de compulsions, il est intéressant de tenter un sevrage de 3 semaines vis-à-vis de quasi tous les produits glucidiques (pains, biscottes, biscuits, pâtes, céréales, sucre et même les produits laitiers).

Le profil « leptine »

Vous avez un petit appétit, ou plutôt vous êtes vite rassasié, ce qui rend votre alimentation irrégulière et vous conduit à sauter des repas. Votre régime est généralement pauvre en protéines. Votre surpoids est distribué sur l’ensemble du corps. Voici l’analyse du mécanisme : votre alimentation est hypocalorique, mais vous ne perdez pas de poids parce que le manque de consommation protéique (viande ou poisson) éteint votre métabolisme. Lors d’un saut de repas, la leptine diminue, ce qui crée un manque au niveau du cerveau et donc un ordre de stockage, et également une prise alimentaire impérieuse à la suite. Voilà l’explication au fait que sauter un repas, ne fait pas maigrir. – Vous devez, pour maigrir, manger plus de protéines et éviter les graisses et les sauces.

Le profil « stressé » :

Vous mangez pour compenser tous stress. Cela prend l’aspect de compulsions alimentaires salées ou sucrées, de grignotages ou d’apéritifs fréquents et vous buvez beaucoup de café. Votre prise de poids est essentiellement abdominale, quelques fois, elle est associée à des ballonnements, des allergies, de l’eczéma, etc. Dans ce dernier cas, les régimes d’exclusion (vis-à-vis des laitages ou du gluten) sont les plus appropriés. Vous ne respectez pas la chronobiologie lors de vos prises alimentaires qui sont souvent anarchiques. Le cortisol, par exemple n’est pas sécrété la nuit, il reprend sa sécrétion avec un pic maximum à 6 h, ensuite 3 pics à 12 h, à 18 h et à 21 h, ainsi il dicte l’heure des repas ! – Revenez à des aliments simples et basiques, aux cuissons à l’eau, au four ou au grill. Diminuez les fibres qui vous irritent et arrêtez le tabac et si possible les boissons gazeuses. Consommez également plus de protéines rassasiantes.

Dans la plupart des cas, les profils s’associent :

« Insuline + leptine » : vous mangez peu mais surtout du sucre et donc votre insuline est élevée et votre taux de leptine est bas. – Pour corriger, mangez des protéines et peu de sucres.
« Insuline + stress » : vous avez des grignotages sucrés, pour calmer le stress. Le sucre augmente la sécrétion interne de peptides calmants ( les opioïdes), mais, il augmente l’insuline qui épuise le pancréas et fait prendre du poids. – Pour rectifier votre alimentation vous devez diminuer les sucres et également les fibres.
« Leptine et stress » : vous mangez de tout, mais vous surveillez tout et limitez vos apports énergétiques très en dessous de 1800 Cal/ jour. Votre organisme est donc bloqué par la diminution de la leptine et l’augmentation du cortisol. – Vous devez corriger en augmentant votre ration de protéines et en diminuant les fibres.

Le dérèglement de la Thyroïde.

C’est lorsque la thyroïde ne sécrète plus assez d’hormone thyroïdiennes qu’il y a une possible prise de poids. C’est ce que l’on appelle l’hypothyroïdie. Les hormones thyroïdiennes améliorent l’approvisionnement des cellules en eau, en oxygène et en nutriments. S’il y a déficit, les principaux
symptômes sont : la fatigue, la frilosité, la peau sèche et teint pâle avec paupières souvent bouffies le matin, les cheveux cassants et qui chutent beaucoup et une constipation opiniâtre – Pour stimuler la thyroïde, il vous faut renforcer les apports de fruits et légumes, de poissons et viandes maigres (pour les vitamines B, le fer, le zinc cuivre et sélénium et l’iode). Au contraire il est préférable de modérer les graisses, le thé et le café. Si vos taux sanguins explorant le fonctionnement thyroïdien sont très altérés, il vous faut alors donc un traitement de substitution.

Le déficit en DHEA : déhydroépiandrostérone

Cette hormone « du mieux vivre » est sécrétée par le cortex des surrénales, tout au long de la vie. Elle est l’hormone la plus fondamentale de l’organisme car, ce n’est qu’en fin de vie qu’elle est totalement épuisée. Elle est aussi importante car elle se transforme en bon nombre de métabolites actifs sur les cellules : œstradiol, testostérone, dihydrotestostérone, etc. Entre autres actions, elle renforce la musculature, stimule l’immunité, permet de garder une énergie régulière, diminue, l’anxiété, augmente la libido et la mémoire et renforce la bonne humeur. Tout au long de la vie, la synthèse de la DHEA diminue de façon physiologique, mais il peut arriver que sa décroissance soit trop forte ou trop précoce et des symptômes apparaissent. La peau devient sèche et fine, plus ridée, la graisse s’installe sur l’abdomen et les cuisses, de façon constante on ressent fatigue, sentiment d’insécurité, d’anxiété, humeur triste, perte de mémoire et baisse de la libido. La nutrition adéquate pour stimuler votre DHEA est d’augmenter les protéines, les graisses de bonne qualité (huile de colza, poissons gras) et la vitamine E. Si votre taux sanguin de sulfate de DHEA est trop bas, on peut vous proposer une supplémentation quotidienne sur prescription médicale exclusivement, car il existe des contre-indications.

Le déficit oestro-progestatif de la ménopause

Bien que n’étant pas une maladie, la ménopause correspond à un tarissement des hormones féminines : œstrogènes et progestérone. Ces hormones assurent la féminité, préservent les os, évitent le vieillissement cutanéo-muqueux et augmentent la longévité. Les œstrogènes assurent tout particulièrement les rondeurs féminines, une peau bien hydratée et jeune, le désir sexuel et la bonne humeur. La progestérone est l’hormone de la sérénité, elle « dégonfle » les tissus et les organes en drainant. Lors de la pré ménopause, on constate une augmentation de la lipogénèse abdominale et une diminution de sa masse grasse fémorale. Le passage dans la ménopause se traduit donc par une augmentation de la masse grasse abdominale.
Le surpoids prend alors des allures « androïde » avec des risques de complications métaboliques accrus ainsi que de maladies cardio-vasculaires et de cancérisation. L’explication est liée à une diminution du métabolisme de base (car la masse maigre décroît), à une diminution de la thermogenèse postprandiale alors que les repas sont plus riches en glucides et à une diminution de la thermogenèse liée à une baisse de l’activité physique.- C’est pourquoi vous devez adopter, dés les prémices de la ménopause, un régime hyperprotéiné pour stimuler le métabolisme et garder des muscles forts. Le choix pour le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) doit être fait d’hormones naturelles, ce qui permet d’éviter un risque accru du cancer du sein. Il faut choisir des œstrogènes naturels par voie dermique (gel ou patch) et une progestérone naturelle micronisée par voie orale. Le bon THS adapté à la patiente permet de garder jeunesse, dynamisme et des formes seulement là où il en faut. Bien prescrit, le THS ne fait pas grossir, bien au contraire il peut aider à reperdre du poids.