Botox
Le Botox ® est le nom commercial de la toxine botulique produite par le Laboratoire Allergan. On parle souvent de Botox au lieu d’utiliser le terme de toxine botulique de type A, il s’agit donc d’un abus de langage. La toxine botulique est une neurotoxine produite par une bactérie (Clostridum botulinum). Elle bloque la conduction nerveuse. A très fortes doses, la toxine botulique est responsable d’une maladie, le botulisme. Les quantités infinitésimales utilisées en médecine (1 000 fois inférieure aux doses toxiques ) ne présente aucun danger.
Législation quant à l’utilisation de la toxine Botulique. Voir la page informations légales concernant les AMM( Autorisation de mise sur le marché).
A l’heure actuelle, certains produits ont une AMM à visée Esthétique réservé à certains spécialistes et d’autres sont réservés aux hopitaux et cliniques à usage thérapeutique. Exple: un dermatologue peut injecter du Vistabel mais dans la ride du lion seulement, même s’il ne sait pas, alors qu’un médecin esthetique formateur en congrés n’aurai pas le droit.
Or en l’espèce, les effets secondaires des produits sont tels que leur gestion est parfaitement possible par tout médecin, rappelant par ailleurs leur caractère bénin et transitoire, ainsi que l’a du reste jugé le Tribunal du Latium en Italie a propos du Vistabel° en décidant que la restriction d’AMM n’était dès lors pas justifiée.
C’est pour cette raison que le médecin ne pourrait raisonnablement voir sa responsabilité disciplinaire engagée pour avoir exposé ses patients à un risque injustifié.
1 : Les différents types de toxine botulique
La toxine botulique utilisée en esthétique est la toxine botulique de type A ou BTX-A. Elle est commercialisée sous le nom de Botox® et de Vistabel® par le laboratoire Allergan et sous le nom de Dysport® par le laboratoire Ipsen-Biotech. Le Botox® et le Dysport® sont les spécialités utilisées dans les indications médicales.
Le Vistabel® est la spécialité du laboratoire Allergan, qui a obtenu l’autorisation de mise sur le marché (A. M. M) pour la correction de la rideinter sourcilliaire et de l’hyperhidrose (transpiration excessive des mains notamment). Il s’agit exactement de la même substance que le Botox.
2 : Mode d’action de la toxine botulique
Les nerfs fabriquent et transportent une substance chimique (l’acetylcholine) qui permet au muscle de se contracter. La toxine botulique empêche la propagation de l’actetylcholine à la jonction du nerf et du muscle et bloque ainsi la contraction de celui-ci. Une technique d’injection appropriée permet de respecter les muscles nécessaires à l’élévation des paupières et à l’expression des émotions pour conserver un visage expressif.
Le produit n’agit que localement. Le Vistabel® est présenté sous forme d’une poudre blanche dans un flacon sous vide et stérile que le médecin prépare en y ajoutant une quantité très précise de sérum physiologique stérile. La préparation obtenue est injectée, en très petites quantités, dans la peau ou les muscles selon le but recherché, dans la région des rides à traiter.
3 : Les indications
L’intérêt médical de la toxine botulique a d’abord été reconnu par Scott dans les années 1980 pour le traitement du strabisme. L’utilité de la toxine botulique a ensuite été démontrée en ophtalmologie pour traiter le blépharospasme et le nystagmus, et en neurologie pour combattre le torticolis spasmodique. Son utilisation en esthétique pour corriger les rides d’expression a débuté dans les années 1990.
Le Botox est maintenant reconnu comme un traitement efficace et sûr des rides d’expression (rides du lion, rides de la patte d’oie et du front). Chez les sujets stressés ou ayant des tics, ce traitement procure un effet remarquable de calme et de relaxation du visage. Les rides d’expression, provoquées par la contraction des muscles, peuvent être traitées par ces produits. La contraction des muscles du visage crée les mimiques mais provoque à terme des rides d’expression.
Les meilleures indications du traitement par le botox sont les rides du lion (rides du froncement, rides verticales, inter-sourcilières ou glabellaires) situées entre les deux yeux, les rides du front et celles de la patte d’oie, au coin des yeux. D’autres rides et plis disgracieux sont parfois traités au niveau du nez, du menton ou du cou.
Le muscle affaibli et relaxé par le botox ne se contracte plus, stoppant ainsi l’évolution des rides. C’est ainsi que le traitement par Botox estompe les rides et prévient leur formation. Son utilisation dans le traitement des rides du pourtour de la bouche et du cou est plus délicat. Les muscles de la région buccale étant nécessaires pour parler et s’alimenter. Mais on peut traiter les rides naso-génienes, le pli d’amertume de la commissure buccale, et les fanons du cou.
Les contre-indications au traitement : Les patients atteints de myasthénie ou de sclérose latérale amyotrophique. Les femme enceintes ou qui allaitent.4 : C’est un traitement simple et rapide
Après l’ interrogatoire, le médecin demande au patient de faire des mimiques permettant de voir la force et l’emplacement des rides d’expressions. En position assise il repère avec un marqueur très fin les points à piquer. Il compte ensuite précisément le nombre d’unité de produit à injecter pour charger sa seringue graduée (seringue à Insuline). L’aiguille utilisée est très fine et les injections sont à peine douloureuses. Les personnes très sensibles peuvent appliquer localement 2 heures avant le traitement une crème anesthésiante . Le nombre d’injections nécessaires est variable de 3 à 20 injections.
A tire indicatif : Les rides du lion : 3 à 7 injections, le front : 3 à 5 injections, les rides de la patte d’oie : 4 à 6 injectionsLes effets du traitement commencent à apparaître 3 à 5 jours qui suivent les injections, l’effet maximum est obtenu après 1 à 4 semaines et dure trois à six mois suivant les patients. L’intervalle entre les traitements est donc en général de trois à six mois. On constate fréquemment que l’espace entre 2 séances peut s’allonger avec le temps pour 2 raisons :
- Le fait de ne plus contracter le muscle par empêchement fait perdre l’habitude d’un mouvement.
- Le muscle » paralysé » ne s’exerce plus et donc s’affaibli.
Précautions à prendre après une injection
Après une séance d’injection, il ne faut pas masser, malaxer ou toucher la zone traitée. Il faut rester debout et éviter toute position où la tête est orientée vers le bas, éviter de s’allonger en particulier. En général, les effets indésirables quand il y en a, s’observent dans les premiers jours qui suivent l’injection et sont transitoires.
Comme pour toute injection, on peut observer une douleur/brûlure/piqûre, un œdème et/ou un hématome lié à l’injection. Un abaissement temporaire de la paupière (ptôsis) est du à une erreur d’injection mais toujours transitoire, la survenue de céphalées, des douleurs du visage, des rougeurs et une faiblesse musculaire locale sont les effets indésirables temporaires les plus fréquents.
Peut-on l’utiliser parallèlement à d’autres procédures esthétiques ?
Le traitement par toxine botulique peut être utilisé conjointement aux autres techniques esthétiques de rajeunissement du visage comme les traitements exfoliants (peelings chimiques à l’acide glycolique, trichloracétique ou au phénol), le relissage laser (resurfacing), le rajeunissement cutané par radio fréquences, les substances de comblement (acide hyaluronique). L’utilisation combinée de ces techniques permet d’obtenir un résultat optimal.